Calendrier 2011-2012

Les conférences Desjardins de la SHRT

Le coût de l’admission des conférences est de : 3,00$ pour les membres; 8,00$ pour les non-membres (4,00$ pour les étudiants).


Jeudi 22 septembre 2011 : Ciné-conférence La folle entreprise, sur les pas de Jeanne Mance, par Annabel Loyola, cinéaste documentaliste

Premier film consacré à Jeanne Mance. Fascinée par le destin singulier de Jeanne Mance, la cinéaste Annabel Loyola décide de partir à la recherche des motivations qui ont poussé une femme ni veuve, ni mariée, ni religieuse au XVIIe siècle à partir vers l’inconnu et à se dépasser dans un contexte hostile pour fonder une ville il y a plus de trois siècles. Des images actuelles aux centres d’archives où gravures, tableaux du XVIIe siècle, manuscrits et livres anciens se partagent l’espace, de la musique baroque et des bruitages d’époque mêlés aux sonorités contemporaines, le film jette un pont entre le passé et le présent et laisse la place à la réflexion et à la contemplation.

19h30, Chapelle historique du Collège Saint-Sacrement, 901, rue St-Louis, Terrebonne.

Exceptionnellement pour la ciné-conférence, le coût de l’admission est de : 5,00$ pour les membres, 10,00$ pour les non-membres (6,00$ pour les étudiants).


Jeudi 29 septembre 2011: Conférence-concert L’Épopée musicale du Québec ancien, par Louise Courville, musicologue et flûtiste

Fondé il y a plus de 25 ans par la musicologue Louise Courville, l’Ensemble Nouvelle-France se consacre depuis ses débuts à la recherche et à la diffusion de la musique historique du Québec à partir de manuscrits et de documents d’archives. Il s’agit du seul ensemble musical du Québec à s’être engagé dans une telle mission. À ce jour, l’Ensemble a donné plus de trois mille concerts et conférences-concerts au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe.

19h30, Chapelle historique du Collège Saint-Sacrement, 901, rue St-Louis, Terrebonne.


Jeudi 27 octobre 2011: L’atelier des Écores et François Dugal, sculpteur de Terrebonne, par Joanne Chagnon, historienne de l’art

La conférence se divise en deux parties. La première est consacrée à l’atelier des Écores sous la conduite de Louis Quevillon, à Saint-Vincent-de-Paul; la seconde est réservée aux frères Olivier et François Dugal, sculpteurs qui résidèrent à Terrebonne. C’est la carrière de François Dugal qui est plus particulièrement intéressante. La décoration intérieure de l’église de La Présentation et le chandelier pascal de la paroisse de Sainte-Rose comptent parmi les plus beaux exemples du travail de l’artiste.

19h30, Chapelle historique du Collège Saint-Sacrement, 901, rue St-Louis, Terrebonne.


Jeudi 24 novembre 2011 : L’église Saint-Louis-de-France et les cimetières de Terrebonne, par Réjean Desjardins, Claude Martel, géographe-historien

L’église actuelle remplace l’ancienne de 1734, devenue désuète. Les terrains de l’église et du presbytère ainsi que la pierre de taille ont été donnés par Geneviève-Sophie Raymond, veuve du seigneur Masson. La « crypte » qui se trouve sous la sacristie permet de « faire connaissance » avec les principaux membres de la famille Masson et des notables qui ont marqué le développement de la paroisse. Si l’extérieur conserve encore son aspect centenaire, son magnifique intérieur d’origine a perdu ses richesses lorsqu’on le « rénova » au goût du jour en 1955.

19h30, Église Saint-Louis-de-France de Terrebonne, 825, rue Saint-Louis, Terrebonne.

Réjean Desjardins


Jeudi 26 janvier 2012 : Le bourg de Terrebonne sous le régime français 1720-1765, par Claude Blouin, historien

Le bourg de Terrebonne prit forme vers la fin des années 1720 près de ses moulins. Les activités des négociants en grains, des marchands-détaillants et des artisans en ponctuèrent la vie. Au fil du temps, sa structure interne se précisa : une aire sacrée s’articula autour de la première église et de la « place du moulin »; une aire profane s’organisa de part et d’autre de la Grance rue, axe le long duquel se répartirent entrepôts, magasins et ateliers.

19h30, Chapelle historique du Collège Saint-Sacrement, 901, rue St-Louis, Terrebonne.


Jeudi 23 février 2012 : Joseph Masson, homme d’affaires et seigneur de Terrebonne, par André Fontaine, consultant

Né à Saint-Eustache le 5 janvier 1791, Joseph Masson devint associé de la société Robertson, Masson and Company en mai 1815. En plus de l’import-export, il s’intéressa à la navigation et aux moyens de communication à l’intérieur du Bas-Canada. Parallèlement à sa réussite dans le monde des affaires, il acquit la seigneurie de Terrebonne en 1832. Il agit à titre de capitaine de milice (1823), membre du Committee of Trade de Montréal (1824), premier marguillier de la paroisse Notre-Dame-de- Montréal (1828), conseiller législatif (1834), juge de la cour des sessions spéciales de la paix de Montréal (1836), échevin de la ville de Montréal (1843). Il mourut à Terrebonne en 1847.

19h30, Chapelle historique du Collège Saint-Sacrement, 901, rue St-Louis, Terrebonne.


Jeudi 22 mars 2012 : La Coco Chanel québécoise, par Pauline Gill, romancière

« Nous découvrons, tardivement, il me semble, que le Québec est une terre fertile en créatrices et créateurs. De timides indices guident chercheur(e)s et auteur(e)s sur le sentier de découvertes inimaginables. Archives généalogiques, chroniques de nécrologie, noms de rue sont des sources d’informations inépuisables pour qui s’arme des outils de l’enquêteur. Mutés en véritables détectives, les chercheurs ne reçoivent pas toujours un accueil cordial et une collaboration généreuse. Que d’acharnement, d’humilité et d’humour nous faut-il pour avoir accès à certains documents et pour inspirer la confiance à des témoins privilégiés. Seule une grande passion pour la découverte et un attachement profond pour nos racines peuvent apporter des résultats tangilbles et satisfaisants. C’est ainsi que m’est apparue l’existence d’une grande créatrice de mode de chez nous, notre Coco Chanel québecoise, demeurée dans l’anonymat. Qui est-elle? Quel fut son parcours ? » Pauline Gill

19h30, Chapelle historique du Collège Saint-Sacrement, 901, rue St-Louis, Terrebonne.


Dimanche 15 avril 2012 : Brunch bénéfice – Le rayonnement du bourg de Terrebonne au XIXe siècle, par Gérard Beaudet, professeur titulaire de l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal

« L’espace laurentien du début du XIXe siècle est caractérisé par un semis de villages dominés par les villes de Montréal et Québec. L’amélioration du réseau routier, la transformation de l’agriculture dans l’aire d’influence des villes, la multiplication des industries rurales, la diffusion de l’économie marchande, la constitution d’un réseau de collèges, de même que le développement de la villégiature, auront été certains des facteurs ayant favorisé la transformation de certains villages en bourgs. Des bourgs qui, en raison de leur vocation et de leur rayonnement, se sont insérés entre les villes et les villages et ont permis, de la sorte, un renforcement de la hiérarchie urbaine. On a ainsi assisté, particulièrement dans la région de Montréal, à une consolidation d’un réseau urbain embryonnaire et à la mise en place d’une organisation géographique qui jouerait un rôle important au moment de la révolution industrielle. Terrebonne aura été, à l’instar de L’Assomption, Longueuil, Saint-Denis, Beauharnois, du nombre de localités qui ont joué un rôle déterminant dans la transformation de l’établissement. » Gérard Beaudet

11h00, Collège Saint-Sacrement, 901,rue St-Louis, Terrebonne.


Jeudi 17 mai 2012 : Assemblée générale et causerie Le village «linéaire» de Lachenaie, par Claude Martel, géographe- historien

La naissance d’un véritable village autour de l’église fut constatée dans le deuxième quart du XIXe siècle. Lors du recensement de 1831, la population s’élevait à 1118 personnes. Elle était répartie en 181 maisons, de la limite de Terrebonne à l’embouchure de la rivière l’Assomption. Si modestes furent- elles, une dizaine de maisons formaient un petit noyau villageois dans lequel s’étaient retirés quelques «bourgeois» ; rentier, curé, arpenteur, menuisier, forgeron, marchand et aubergiste.

19h30, Chapelle historique du Collège Saint-Sacrement, 901, rue St-Louis, Terrebonne.


Excursion historique annuelle

Dimanche 3 juin 2012 : « En remontant la rivière Outaragasipi – rivière l’Assomption », par Claude Martel, géographe- historien

Outaragasipi. Selon une étude récente de la Commission de toponymie du Québec, ce nom amérindien signifie non pas rivière tortueuse mais rivière évasée, «ce qui décrit bien le cours de la rivière L’Assomption.» Visite guidée entre Terrebonne et Joliette, comprenant une halte dans le vieux l’Assomption.

Départ à 8h30 du Collège Saint-Sacrement à Terrebonne; coût de 50$ incluant le transport en autobus, le guide, le lunch, le tour de la ville de Joliette.