Calendrier 2012-2013

Les conférences Desjardins de la SHRT

Les frais de l’admission des conférences sont de : 3,00$ pour les membres; 8,00$ pour les non-membres (4,00$ pour les étudiants).


Jeudi 27 septembre 2012 : La guerre de 1812 et ses répercussions à Terrebonne par Claude Blouin, historien

La Guerre de 1812 ou Guerre anglo-américaine opposa les États-Unis à l’Empire britannique entre juin 1812 et février 1815; elle se termina à toutes fins utiles par un march nul : le Traité de Gand, signé le 24 octobre 1814, consacra le status quo ante bellum. Dans la mémoire collective des Québécois, on retient surtout la victoire de Charles-Michel de Salaberry à la bataille de la Chateauguay (Allen’s Corner, près de Ormstown) du 26 octobre 1813, au cours de laquelle quelque 1800 hommes dont 350 Voltigeurs canadiens, mirent en déroute un corps d’armée américain fort de quelque 3000 hommes. En 1813, une quinzaine d’hommes de Terrebonne et des environs signèrent le contrat d’engagement des Voltigeurs canadiens « désirant donner des marques de [leur] attachement au gouvernement de Sa Majesté Britannique ».

19h30, Chapelle historique du Collège Saint-Sacrement, 901, rue St-Louis, Terrebonne.


Jeudi 25 octobre 2012 : Les patriotes de 1837-1838. Mythes et curiosités par Jonathan Lemire, historien

Les rébellions de 1837-1838 sont remplies d’anecdotes et de faits controversés. Il existe en ce sens certains mythes en lien avec cette période trouble. Cette conférence vise justement à démystifier quelques-uns de ces mythes et certaines questions épineuses rarement abordées dans l’historiographie insurrectionnelle. Touchant des aspects tout aussi anecdotiques que généraux, cette présentation intéressera un large public passionné de l’histoire des patriotes et particulièrement ceux qui aiment en savoir un peu plus…

19h30, Chapelle historique du Collège Saint-Sacrement, 901, rue St-Louis, Terrebonne.


Jeudi 22 novembre 2012 : La guerre franco-iroquoise : les enjeux et les batailles de Lachenaie par Claude Martel, géographe-historien

Les récits des années 1670 nous révèlent de fréquents accrochages entre Amérindiens et coureurs des bois, le commerce des fourrures en étant la principale cause. La Nouvelle-France disposait alors de peu de soldats, la plupart étant retournés en France après le traité de Bréda de 1667, d’autres étant devenus colons. Il n’y a pas non plus de milice en ce lieu. Le gouverneur, craignant pour la sécurité du pays, obtint en 1683 un premier contingent de 150 soldats des troupes de la marine; 1600 autres s’ajoutèrent jusqu’en 1688. La menace iroquoise devint omniprésente! En 1684, les tribus iroquoises de l’Ouest (les cinq nations : Agniers, Onneiouts, Onontagués, Goyogouins, Tsonnontouans) reprennent le sentier de la guerre. Des expéditions françaises s’organisent afin de dissuader les Iroquois, mais sans succès. C’est dans ce contexte de crainte que les autorités de la Nouvelle-France entreprennent de fortifier les principales habitations du domaine seigneurial de Lachenaie, c’est-à-dire le manoir et ses dépendances.

19h30, Chapelle historique du Collège Saint-Sacrement, 901, rue St-Louis, Terrebonne.


Jeudi 31 janvier 2013 : Le bourg de Terrebonne 1763-1840: grandeur et misères, par Claude Blouin, historien

Entre la Conquête (1763) et les rébellions de 1837-1838, le bourg de Terrebonne connut deux périodes d’effervescence économique liées à l’activité de ses moulins : la Guerre d’indépendance américaine (1774-1783) et l’exploitation de la seigneurie par la Mackenzie, Oldham & Co. de 1802 à 1832. La population du bourg ne cessa de croître à tel point que dès 1763, madame Elizabeth de Ramezay autorisa son expansion à l’est de la rue Sainte-Marie, au sud du chemin du Roy. Une première portion de terre fut lotie par Jean-Baptiste Dupré entre 1766 et 1781; une seconde portion de terre fut lotie par la suite à l’initiative du capitaine de milice Joseph Limoges, entre 1805 et 1815. Sur le chemin du Roy, vers l’Ouest, Paul Margane de Lavaltrie poursuivit les concessions d’emplacement entre 1774 et 1782; Jacob Jordan prit la relève en 1782 et jeta peu à peu les bases du «faubourg ouest», en concédant des emplacements à des auxiliaires allemands qui choisirent de s’établir au Canada après 1783.

19h30, Chapelle historique du Collège Saint-Sacrement, 901, rue St-Louis, Terrebonne.


Jeudi 28 février 2013 : Geneviève-Sophie Raymond-Masson, seigneuresse de Terrebonne, par André Fontaine, consultant

Lorsque le 6 avril 1818, Marie-Geneviève-Sophie Raymond épousa Joseph Masson à La Prairie, elle était âgée de 19 ans. Elle était la fille de Jean-Baptiste Raymond, homme d’affaires de ce village. Fils d’un trafiquant de fourrures, Raymond faisait aussi le commerce des grains et de la potasse et avait été député de la circonscription de Huntingdon à la chambre d’Assemblée du Bas-Canada de 1800 à 1808. Devenue veuve en 1847, elle prit les rênes de la succession de son mari et administra la seigneurie jusqu’en 1854. Elle fit construire le Bureau seigneurial et le Moulin neuf sur l’île des moulins. Outre le magnifique manoir seigneurial qu’elle fit ériger de 1848 à 1854, elle présida aussi à la construction de la nouvelle église, consacrée en 1879, et à celle du couvent Marguerite Bougeoys en 1883. On lui doit l’ouverture d’un «chemin à barrières» qui relia Saint-Vincent-de-Paul à Mascouche en passant par Terrebonne. C’est aujourd’hui la montée Masson.

19h30, Chapelle historique du Collège Saint-Sacrement, 901, rue St-Louis, Terrebonne.


Jeudi 28 mars 2013 : Souper ciné-causerie Hommes des bois : bûcherons et chantiers, par Simon Rodrigue, ethnologue et vidéaste

«Dans la mémoire et l’imaginaire, le bûcheron c’est la campagne et la forêt, le gars de bois qui ne fait qu’un avec la nature. L’homme fort, travailleur acharné, repousseur de frontières, descendant du coureur des bois, être fier et indépendant. Le bûcheron est un héros québécois; Le bûcheron était un héros québécois avant que la technique ne le repousse dans l’antre du folklorique. Dans ce documentaire, le bûcheron c’est le fils d’agriculteur qui une fois l’hiver venu s’engageait dans les chantiers parce que sa bouche ne se nourrirait pas à la maison et parce qu’il souhaitait découvrir le monde. C’est le travailleur exploité exploitant les forêts du Québec pour le compte des compagnies américaines. C’est aussi un homme simple qui vivait avec son époque, celle de l’éclaircie suivant la grande noirceur. Un homme qui a aimé son métier et qui nous le transmet avec passion et émotions; des histoires teintées de misère racontées avec le sourire de l’homme qui a bûché sa vie.» Simon Rodrigue

Le coût du repas et de la conférence reste à déterminer

18h00, Bistro McTavish (à l’étage), 803, rue St-Pierre, Terrebonne.


Dimanche 21 avril 2013 : Brunch bénéfice – Les patriotes du comté de Terrebonne 1837-1838, par Richard Lagrange, historien

En 1837, les Fils de la Liberté furent très actifs dans le comté de Terrebonne, participant à de grandes assemblées, notamment à Sainte-Rose, et organisant des marches et des charivaris. Malgré la prise d’armes, le bourg fut épargné de la vindicte des troupes de Colborne, contrairement à Saint-Eustache et à Sain-Benoît. En 1838, pour éviter les erreurs de l’année précédente et contrer l’action des agents d’infiltration de la police secrète mise sur pied par le Conseil spécial, des patriotes radicaux formèrent une société tout aussi secrète, désignée sous le nom de Frères Chasseurs. Le Grand commandeur en était le Dr Robert Nelson. De trente-cinq à quarante loges actives auraient été organisées dans le Bas-Canada, surtout dans les comtés au sud de Montréal. Une loge fut pourtant créée dans le comté de Terrebonne, conduite par Charles-Guillaume Bouc et Edouard-Paschal Rochon. À l’occasion de son brunch-bénéfice, la SHRT procèdera au lancement du livre de Richard Lagrange, Les patriotes du comté de Terrebonne 1837-1838.

11h00, Collège Saint-Sacrement, 901,rue St-Louis, Terrebonne.


Jeudi 16 mai 2012 : Assemblée générale précédée d’une causerie 1774-1783 : Terrebonne, un bourg occupé, par Claude Blouin, historien

Durant la guerre d’Indépendance américaine, la population de Terrebonne et des environs connut des moments plutôt difficiles : déploiements militaires, «billetage» de soldats, saccages de maison, arrestations, emprisonnements, viols… Terrebonne était un bourg sous occupation militaire. Des régiments britanniques (Royal Highland Emigrants et 29th Regiment of Foot) et d’auxiliaires allemands (Corps des Chasseurs de Hesse-Hanau) cantonnèrent sur l’île Jésus et sur la rive nord de la rivière des Mille-Îles, depuis Rivière-du-Chêne jusqu’à Berthier. Ils avaient aussi pour mission de «pacifier» la région, car les autorités coloniales doutaient de la neutralité et de la fidélité de la population canadienne à l’endroit de la Couronne britannique.

19h30, Chapelle historique du Collège Saint-Sacrement, 901, rue St-Louis, Terrebonne.


Excursion historique annuelle

Dimanche 2 juin 2012 : « En remontant la rivière Outaragasipi – rivière l’Assomption » (2e partie), par Claude Martel, géographe-historien

Outaragasipi. Selon une étude récente de la Commission de toponymie du Québec, ce nom amérindien signifie non pas rivière tortueuse mais rivière évasée, «ce qui décrit bien le cours de la rivière L’Assomption.» Visite guidée en remontant la rivière L’Assomption depuis L’Assomption jusqu’à Joliette, incluant un tour du vieux Joliette.

Départ à 8h30 du Collège Saint-Sacrement à Terrebonne, retour vers 17h00 ; coût de 50$ incluant le transport en autocar de luxe, le guide, le lunch, et le tour de la ville de Joliette.