Les conférences mensuelles

AVIS

Les droits d’entrées aux conférences sont de 3 $ pour les membres • 8 $ pour les non-membres (4 $ pour les étudiants).  Sauf mention contraire, les conférences sont livrées dans la Chapelle Saint-Tharcisius du Collège Saint-Sacrement, 901, rue Saint-Louis, Terrebonne.

Jeudi 25 septembre 2014 : Reconstruire les paysages ruraux : l’exemple de Lachenaie, 1760-1930 par Jean-René Thuot, historien UQ à Rimouski 

Au cœur des entreprises de mise en valeur du patrimoine bâti initiées ces dernières décennies, on note une obsession : remonter aux origines, de manière à restituer les paysages « tels qu’ils étaient jadis ». Derrière cette quête se dessine la prémisse d’un monde rural fixé dès les premières décennies de colonisation, immobile, dérangé dans son sommeil par les projets industriels et résidentiels du tournant du XXe siècle. À partir d’une étude menée à Lachenaie, Jean-René Thuot examinera le rythme des transformations des paysages bâtis depuis la Conquête, traçant au passage le portrait de personnages oubliés et de dynamiques sociales singulières, où prennent place à la fois habitants, marchands, journaliers et seigneurs.


Jeudi 23 octobre 2014 : Pierre Amand Limoges dit Jolicoeur et ses enfants par Suzanne Limoges, généalogiste 

Pierre Limoges, natif de Bordeaux, devenu orphelin dès son plus jeune âge, vint au Canada vers 1695. Soldat des Troupes de la Marine, très tôt après son mariage, il s’établit à Terrebonne avant même d’y recevoir officiellement une concession. Il y éleva une grande famille et participa activement à la vie de la paroisse, tout en veillant à l’établissement de ses enfants qui reçurent eux aussi des concessions. Sa fille Agathe, indépendante, un peu rebelle et audacieuse pour son époque, bénéficia elle aussi de concessions et se montra une femme d’affaires très active. Mais sa vie ne fut pas sans malheurs ni déceptions.


Jeudi 27 novembre 2014 : L’improbable victoire des Patriotes en 1837 par Réal Houde, historien 

Un regard inédit sur les événements patriotiques qui se sont déroulés entre 1830 et 1837 dans la vallée du Richelieu. Les liens familiaux ont-ils eu une influence sur le cours de l’histoire des Patriotes? Sans l’appui des clans seigneuriaux, les Patriotes pouvaient-ils réellement gagner? L’Histoire appartient-elle aux personnes et aux groupes qui ont les moyens de la faire connaître, de la perpétuer? Dans la genèse de notre démocratie, était-ce possible d’amalgamer un système parlementaire basé sur la représentation de la population au système seigneurial existant? Réal Houde présente un parcours historique qui met en lumière l’existence et la profondeur de quelques clans familiaux.


Jeudi 12 février 2015 : Terrebonne en images par Claude Martel, géographe-historien (suivi de l’Assemblée générale annuelle). 

Une projection commentée de photographies anciennes du grand Terrebonne, pour la plupart inédites. Depuis 2009, la Société d’histoire est dépositaire d’une banque de plus de 4000 photos, anciennes et récentes, accumulée par le journaliste Aimé Despatis, au fil de sa longue carrière. Une sélection de ces photos est exposée en permanence à la Maison d’histoire de Terrebonne. Dans la foulée de la présentation de l’inventaire du patrimoine bâti de Terrebonne, cette projection permet de remettre en contexte certains de ces joyaux de l’architecture domestique ou institutionnelle.

Entrée gratuite


Jeudi 26 février 2015 : Le vieux pont de fer de Terrebonne (1907-2007), conférence-animation par André Fontaine 

Le 10 juin 1906, 1e conseil municipal de Terrebonne décide, grâce au vote prépondérant du maire, d’entamer, de concert avec le gouvernement provincial, les travaux nécessaires à la construction d’un pont neuf, en fer, au même endroit que l’ancien, au pied de la rue Saint-Norbert (aujourd’hui Chapleau). Les travaux commencent en octobre 1906 et se terminent en août 1907. Le maître d’œuvre est la firme montréalaise Phœnix Bridge, absorbée plus tard par la Canadian Vickers. Le projet total s’élève à 26 500$. Le pont a été désaffecté et remplacé par le nouveau pont Sophie-Masson en 2007. Le vieux pont a été démoli en 2008 : on n’a conservé qu’une poutre pour mémoire.