Ligne du temps Terrebonne
Territoire autochtone habité d’abord par les Iroquoiens du Saint-Laurent jusqu’à la fin du XVIe siècle, puis fréquenté par des nomades anishinaabeg sur les berges de l’île Jésus. Première mention de la seigneurie appelée Terre Bonne concédée en 1673 au Sieur André Daulier Deslandes et enregistrée au Terrier du Domaine de Sa Majesté Louis XIV. En 1681, Louis Le Conte Dupré acquiert la seigneurie de Terrebonne pour le prix de cinq cents livres payées comptant. Âgé de 38 ans, il est seigneur, marchand et agriculteur. Il accède en peu de temps à la classe bourgeoise et aristocratique. À son décès, son épouse Marie-Catherine Rolland de Saint-George, prend le relais et devient l’une des rares femmes en Nouvelle-France à administrer une seigneurie. Tant les guerres intercoloniales qui opposent la France et l’Angleterre que celles avec les Iroquois ralentissent l’établissement de paysans à Terrebonne. Il est encore risqué de s’établir en dehors de Ville-Marie (Montréal). Lachenaie en paye le prix en subissant 4 raids iroquois entre 1689 et 1692. Il faudra attendre au tout début du 18ème siècle pour voir s’établir les premiers colons à Terrebonne.
Avant 1600
Occupations nomades
Chasseurs-pêcheurs-cueilleurs. Illustration de Claude Dubois, tirée du livre Terrebonne. Ses moulins. Ses habitants. Son territoire. 1673-2023 (Claude Blouin et al., Terrebonne, SPHT, 2023, 408 p.).
1673
Première mention de la seigneurie
Acte de déclaration de concession auprès de l’intendant Jacques Du Chesneau par Charles Bazire, fondé de pouvoir d’André Daulier Deslandes, domaine public,
BAnQ numérique.1681
Louis Le Conte Dupré et son épouse Catherine de Saint-Georges, seigneurs
Extrait de l’acte de vente de la seigneurie de Terrebonne à Louis Le Conte Dupré devant le notaire Duquet de Québec
Absence de colons
La Grande Paix de Montréal est signée entre Français et les Cinq Nations haudenosaunee (iroquois), en 1701. Cet événement est un point de bascule pour toute entreprise de colonisation en Nouvelle-France, incluant celles de la seigneurie de Lachenaie, puis de Terrebonne. Ce traité met fin à la menace des attaques iroquoises qui planait constamment sur les colons français et décourageait sérieusement leur installation, surtout en dehors de territoires protégés par des fortifications ou en des territoires stratégiquement à risque. Louis Le Conte Dupré concède à Pierre Maisonneuve et Pierre Amand (Limoges) dit Jolicœur les terres sur lesquelles se développera le village de Terrebonne.
1701
Traité de la Grande Paix
Le traité de paix signé en 1701 par le secrétaire de Callière et d’autres mains (chefs des nations iroquoises) pour les pictogrammes, reproduit dans le livre La Grande Paix, Chronique d’une saga diplomatique (Alain Beaulieu, Montréal, éditions Libre Expression, 2001). Nunérisation et collage de 3 pages de ce livre. Secrétaire de Callière et autre main (pour les pictogrammes), domaine public, via Wikimedia Commons.
1702
L’établissement des premiers colons
Adaptation du Plan du village de Terrebonne avec additions et corrections, 11 novembre 1804 par Henry McKenzie. Archives nationales à Québec, fonds Ministère des Terres et Forêts, E21, S555,SS1, SSS23, PT.2
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